Étude de la dynamique du trait de côte et des stratégies de gestion du risque d'érosion côtière : cas de Cotonou au Bénin de 1955 à 2018
Assogba, Liliane Philippine
Promoteur(s) :
Ozer, Pierre
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de Longueville, Florence
Date de soutenance : 13-sep-2018 • URL permanente : http://hdl.handle.net/2268.2/5569
Détails
| Titre : | Étude de la dynamique du trait de côte et des stratégies de gestion du risque d'érosion côtière : cas de Cotonou au Bénin de 1955 à 2018 |
| Auteur : | Assogba, Liliane Philippine
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| Date de soutenance : | 13-sep-2018 |
| Promoteur(s) : | Ozer, Pierre
de Longueville, Florence |
| Membre(s) du jury : | Ozer, André
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| Langue : | Français |
| Mots-clés : | [fr] trait de côte, cartographie, DSAS, ouvrage de protection, gouvernance, vulnérabilité. |
| Discipline(s) : | Sciences du vivant > Sciences de l'environnement & écologie |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Diplôme : | Master de spécialisation en gestion des risques et des catastrophes |
| Faculté : | Mémoires de la Faculté des Sciences |
Résumé
[fr] Résumé
Les modifications morphologiques côtières sont devenues l’un des problèmes environnementaux les plus importants auxquels est confronté l’Afrique de l’Ouest. A Cotonou au Bénin, l’érosion côtière a atteint une telle ampleur que la zone à l’est de la ville est qualifiée par la Banque Mondiale de « hot spot » pour les projets béninois et ouest-africain de protection du littoral.
Cette étude vise à : (i) cartographier la dynamique du trait de côte à Cotonou avant et après la construction des principaux ouvrages de protection de la côte entre 2013 et 2018 et en déduire une projection pour 2025 ; (ii) analyser les perceptions des usagers d’une part et des autorités d’autre part sur l’efficacité des ouvrages de protection des côtes et les politiques d’aménagement du littoral ; (iii) évaluer les impacts de la dynamique récente du trait de côte et des stratégies de gestion en termes de mobilité humaine.
Les traits de côte ont été extraits d’une part à partir de photographies aériennes (1955) et d’autre part à partir d’images disponibles dans Google Earth (2002, 2013 et 2017/2018). Ils ont ensuite été combinés en une géodatabase pour leur traitement. La ligne de référence utilisée est la ligne de pleine mer (High Water Line). Le logiciel ArcGIS Desktop 10.3 a été utilisé pour la réalisation des cartes et son extension DSAS v4.3 a permis le calcul statistique des vitesses d’érosion et des taux d’évolution à partir des différents traits de côte extraits. DSAS crée des transects qui viennent couper les différents traits de côtes. Il mesure ensuite les distances entre les points d’intersection des transects et des traits de côte (EPR), calcule les taux d’évolution (LRR) le long de chaque transect et restitue les résultats sous forme de tables d’où des valeurs moyennes, minimales, maximales etc. sont tirées.
Pour estimer la vulnérabilité des populations telles qu’elles-mêmes la perçoivent, une enquête de terrain réalisée en zone côtière à l’est du chenal de Cotonou, nous a permis d’apprécier notamment leurs perceptions sur l’efficacité des ouvrages de protection des côtes et les autres aménagements qu’envisagent les autorités publiques à court et à moyen termes. Diverses parties prenantes à la gestion du littoral ont aussi été rencontrées pour avoir leurs perceptions sur ces éléments.
Les résultats montrent qu’avant la construction des ouvrages de défense côtière en 2013, le trait de côte s’est avancé à l’ouest et a reculé à l’est du port à une vitesse de plus de 10 m/an. Une relative stabilité du segment de côte à l’est de Cotonou, a été notée après 2013 tandis qu’à l’ouest, l’accrétion continue, favorisée notamment par les mesures d’agrandissement du port autonome. Les taux d’érosion enregistrés sur certains transects quoique faibles, devraient, d’après les estimations, devenir problématiques à l’horizon 2025. Aussi, les perceptions des riverains en lien avec l’efficacité des ouvrages présentent-elles une bonne corrélation spatiale avec les variations obtenues avec la cartographie. Il a été noté, qu’une mobilité humaine importante est associée à la mise en œuvre des actions publiques touchant au littoral à Cotonou depuis 2013. Avant 2013, c’était plutôt l’inaction des pouvoirs publics qui, aura impacté la vulnérabilité des riverains. Ces résultats ont permis de voir le lien étroit en zone côtière, entre l’anthropisation des côtes, la gouvernance et la vulnérabilité au risque d’érosion côtière.
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