La société invisible. Une anthropologie de l'accueil de la petite enfance au cœur de deux crèches publiques (Fédération Wallonie-Bruxelles, Belgique) (en ce compris une démarche de terrain)
Dragozis, Fanny
Promoteur(s) :
Razy, Elodie
Date de soutenance : 19-jan-2026/23-jan-2026 • URL permanente : http://hdl.handle.net/2268.2/25110
Détails
| Titre : | La société invisible. Une anthropologie de l'accueil de la petite enfance au cœur de deux crèches publiques (Fédération Wallonie-Bruxelles, Belgique) (en ce compris une démarche de terrain) |
| Auteur : | Dragozis, Fanny
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| Date de soutenance : | 19-jan-2026/23-jan-2026 |
| Promoteur(s) : | Razy, Elodie
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| Membre(s) du jury : | Mescoli, Elsa
Sarcinelli, Alice |
| Langue : | Français |
| Nombre de pages : | 82 |
| Mots-clés : | [fr] Anthropologie de la petite enfance [fr] Crèche publique [fr] travailleuses du care [fr] invisibilisation [fr] agency des enfants |
| Discipline(s) : | Sciences sociales & comportementales, psychologie > Anthropologie |
| Intitulé du projet de recherche : | La petite enfance au défi du genre en contexte interculturel (ONE Academy) |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Diplôme : | Master en anthropologie, à finalité approfondie |
| Faculté : | Mémoires de la Faculté des Sciences Sociales |
Résumé
[fr] La prise en charge collective de la petite enfance constitue un fait social central dans les sociétés contemporaines, en ce qu’elle organise quotidiennement le soin, l’accueil et l’éducation des jeunes enfants hors du cadre familial. En Belgique, la crèche collective occupe une place essentielle dans l’organisation sociale, tout en demeurant un objet peu visible dans l’espace public et politique. Ce mémoire s’appuie sur deux enquêtes ethnographiques menées au sein de crèches publiques en Fédération Wallonie-Bruxelles. Fondée sur l’observation participante et une immersion prolongée dans le quotidien des institutions, la recherche s’inscrit dans une approche anthropologique attentive aux interactions et aux pratiques ordinaires qui structurent la vie en crèche. Au croisement de réflexions personnelles, scientifiques et politiques, ce travail interroge la manière dont se (re)produit l’invisibilisation des acteur·rices de terrain au sein des structures publiques de prise en charge collective de la petite enfance. L’analyse révèle que cette invisibilisation se construit aussi de l’intérieur des institutions, à travers l’articulation de trois dimensions centrales : la place accordée au modèle hégémonique de la famille, la naturalisation du travail de care majoritairement exercé par des femmes, et les conceptions socio-culturelles de l’enfance, qui tendent à mettre les enfants à l’écart de l’espace social et du temps présent. En mettant au jour ces mécanismes ordinaires et intériorisés, ce mémoire propose une lecture anthropologique de la crèche comme lieu révélateur des manières dont une société conçoit la petite enfance, le travail de care et les premières expériences de la vie en collectivité.
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