L'alimentation hivernale d'Apis mellifera : quel est le rôle des apports glucidiques et protéiques dans la modulation du phénotype et de la survie hivernale ?
Rerat, Maëlle
Promotor(s) :
Hornick, Jean-Luc
Date of defense : 24-Jun-2026/26-Jun-2026 • Permalink : http://hdl.handle.net/2268.2/26282
Details
| Title : | L'alimentation hivernale d'Apis mellifera : quel est le rôle des apports glucidiques et protéiques dans la modulation du phénotype et de la survie hivernale ? |
| Translated title : | [en] Winter Feeding of Apis mellifera : What is the Role of Carbohydrate and Protein Inputs in Modulating the Phenotype and Overwinter Survival ? |
| Author : | Rerat, Maëlle
|
| Date of defense : | 24-Jun-2026/26-Jun-2026 |
| Advisor(s) : | Hornick, Jean-Luc
|
| Committee's member(s) : | Lessire, Françoise
Marlier, Didier
Vandenheede, Marc
Diez, Marianne
Cabaraux, Jean-François
|
| Language : | French |
| Discipline(s) : | Life sciences > Veterinary medicine & animal health |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Degree: | Master en médecine vétérinaire |
| Faculty: | Master thesis of the Faculté de Médecine Vétérinaire |
Abstract
[fr] OBJECTIF DU TRAVAIL
Face à une mortalité hivernale persistante des colonies d’Apis mellifera, notamment en Belgique, ce travail se présente sous la forme d’une revue narrative de la littérature analysant les apports nutritionnels comme des facteurs modulables influençant la survie hivernale. L’objectif est d’examiner comment les sources glucidiques et protéiques modulent le phénotype de longévité des abeilles d’hiver et la survie des colonies. La reprise printanière est considérée comme un indicateur fonctionnel de la qualité de l’hivernage. Ce travail vise à synthétiser les mécanismes nutritionnels susceptibles d’influencer la résilience et la gestion hivernale des colonies.
RESUME
La mortalité hivernale des colonies d’Apis mellifera constitue un problème persistant en apiculture, atteignant 28,7 % en Belgique pour la saison 2024–2025. Parmi les facteurs de risque impliqués, les apports nutritionnels représentent des facteurs modulables dont l’influence sur le phénotype de longévité des abeilles d’hiver et la survie des colonies mérite d’être analysée.
Le volet glucidique assure la base énergétique indispensable à la thermorégulation collective. L’analyse montre que le saccharose et le miel apparaissent comme les sources les plus favorables, en étant associés au maintien du corps gras, à des niveaux élevés de vitellogénine et à une meilleure stabilité du microbiote intestinal. À l’inverse, les sirops riches en fructose peuvent favoriser une fragilité métabolique et exposer les abeilles à l’hydroxyméthylfurfural, dont la toxicité chronique altère l’épithélium intestinal.
Le volet protéique participe à la transition vers le phénotype hivernal. Un apport automnal de qualité est crucial pour l’accumulation de réserves internes. Si le pollen reste la référence biologique, l’efficacité des substituts dépend de leur équilibre en acides aminés, ces derniers étant impliqués dans plusieurs fonctions physiologiques, dont l’immunité. Un apport trop tardif peut cependant être défavorable, car il risque de stimuler un élevage de couvain et d’épuiser prématurément les réserves énergétiques.
En conclusion, ce travail met en évidence que les apports nutritionnels peuvent agir comme des modulateurs de la résilience des colonies, fournissant une base mécanistique utile à l’optimisation de leur gestion hivernale.
[en] AIM OF THE WORK
In the context of persistent winter colony losses in Apis mellifera, particularly in Belgium, this work takes the form of a narrative literature review analysing nutritional inputs as modifiable factors influencing overwinter survival. The aim is to examine how carbohydrate and protein sources modulate the longevity phenotype of winter bees and colony survival. Spring build-up is considered a functional indicator of overwintering quality. This work aims to synthesize the nutritional mechanisms likely to influence colony resilience and winter management.
SUMMARY
Winter colony losses in Apis mellifera remain a persistent issue in apiculture, reaching 28.7% in Belgium during the 2024–2025 season. Among the risk factors involved, nutritional inputs represent modifiable factors whose influence on the longevity phenotype of winter bees and colony survival deserves further analysis.
The carbohydrate component provides the energetic basis required for collective thermoregulation. The analysis suggests that sucrose and honey are associated with favourable effects, including fat body maintenance, elevated vitellogenin levels and greater stability of the gut microbiota. In contrast, fructose-rich syrups may promote metabolic fragility and expose bees to hydroxymethylfurfural, whose chronic toxicity has been associated with alterations of the intestinal epithelium.
The protein component contributes to the transition toward the winter phenotype. A high-quality autumn protein intake is essential for the accumulation of internal reserves. Although pollen remains the biological reference, the effectiveness of substitutes depends on their amino acid balance, as amino acids are involved in several physiological functions, including immunity. However, supplementation provided too late in the season may be detrimental, as it can stimulate brood rearing and prematurely deplete energy reserves.
In conclusion, this work highlights nutritional inputs as potential modulators of colony resilience, providing a mechanistic basis useful for optimizing winter colony management.
File(s)
Document(s)
RERAT_Maëlle_TFE_FMV_juin2026_provisoire.pdf
Description:
Size: 1.32 MB
Format: Adobe PDF
RERAT_Maëlle_TFE_FMV_juin2026_définitif.pdf
Description:
Size: 2.36 MB
Format: Adobe PDF
Cite this master thesis
The University of Liège does not guarantee the scientific quality of these students' works or the accuracy of all the information they contain.

Master Thesis Online

