La faillite en Belgique : effectivité des sanctions et du rebond souhaités par le législateur
Defrenne, Fanny
Promotor(s) :
Georges, Frédéric
Date of defense : 27-Aug-2026 • Permalink : http://hdl.handle.net/2268.2/26726
Details
| Title : | La faillite en Belgique : effectivité des sanctions et du rebond souhaités par le législateur |
| Author : | Defrenne, Fanny
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| Date of defense : | 27-Aug-2026 |
| Advisor(s) : | Georges, Frédéric
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| Committee's member(s) : | Stas de Richelle, Laurent
|
| Language : | French |
| Number of pages : | 90 |
| Keywords : | [en] Fresh start [fr] Faillite [fr] Rebond [fr] Seconde chance [fr] Responsabilités [fr] Sanctions |
| Discipline(s) : | Law, criminology & political science > Economic & commercial law |
| Target public : | Professionals of domain Student General public |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Degree: | Master en droit, à finalité spécialisée en droit économique et social |
| Faculty: | Master thesis of the Faculté de Droit, de Science Politique et de Criminologie |
Abstract
[fr] Dans la culture européenne, la faillite est synonyme d’échec, ce qui alimente une sentiment
stigmatisant de honte dans le chef du failli. Faire aveu de faillite est une obligation légale,
souvent perçue comme une épreuve insurmontable. La faillite ne devrait pourtant pas
anéantir tous les espoirs et les rêves de celui qui y fait face.
Les facteurs pouvant mener à la faillite sont divers et variés : un manque de connaissance de
gestion, l’association avec des mauvaises personnes, des circonstances de force majeure, un
accès au financement compliqué,…
Toutefois il faudra distinguer deux types de comportements ayant conduit l’entreprise à faire
faillite : les agissements honnêtes, de bonne foi et les agissement malhonnêtes, de mauvaise
foi. Certains n’hésitent pas à user des mécanismes légaux pour servir leur propre intérêt au
détriment de ceux de leurs créanciers.
En cas de faute grave de gestion, la responsabilité du dirigeant d’entreprise peut être mise en
cause via différentes actions devant le tribunal de l’insolvabilité. Le failli-personne physique
quant à lui, pourra se voir refuser l’effacement automatique de ses dettes. Tous deux
pourront, quand les circonstances le justifient, également se voir interdire d’exercer à
nouveau une activité professionnelle similaire à celle qu’ils exerçaient avant la faillite.
Cependant, il y aura lieu de se demander si ces condamnations pécuniaires ou interdictions
produisent en pratique les effets escomptés ?
Dans une conjoncture économique comme la Belgique, l’entrepreneuriat offre une plus-value
indéniable. Dès lors, il est nécessaire de laisser l’opportunité aux faillis, de bonne foi, de se
relever et d’apprendre de leurs erreurs. C’est ce que l’on appelle dans le jargon le fresh start.
Le législateur de l’Union européenne avec sa Directive (UE) 2019/1023 a cherché à harmoniser
les procédures favorisant le rebond.
Le failli se retrouve souvent démuni face à son échec. Des services d’accompagnement à la
relance existent mais ceux-ci sont malheureusement encore trop méconnus. Des pistes
destinées à promouvoir le recours à ce genre de programme seront envisagées.
[fr] In European culture, bankruptcy is synonymous with failure, which fuels a stigmatizing sense
of shame on the part of the bankrupt debtor. Filing for bankruptcy is a legal obligation, often
perceived as an insurmountable ordeal. Bankruptcy should not, however, destroy all the
hopes and dreams of the person facing it.
The factors that can lead to bankruptcy are diverse and varied: a lack of management
knowledge, association with the wrong people, force majeure circumstances, difficult access
to financing, among others.
However, a distinction must be drawn between two types of conduct that led the company to
bankruptcy: honest, good-faith conduct, and dishonest, bad-faith conduct. Some do not
hesitate to use legal mechanisms to serve their own interests to the detriment of their
creditors.
In the event of a serious management fault, the liability of the company director may be
invoked through various actions brought before the insolvency court. The bankrupt natural
person, for their part, may be denied the automatic discharge of their debts. Both may also,
where circumstances justify it, be prohibited from exercising their professional activity again.
It is nevertheless worth asking whether these financial penalties or prohibitions actually
produce the intended effects in practice.
In an economic climate such as Belgium's, entrepreneurship offers undeniable added value. It
is therefore necessary to give bankrupt debtors acting in good faith the opportunity to recover
and learn from their mistakes. This is what is known, in the jargon, as the "fresh start". The
European Union legislator, through Directive (EU) 2019/1023, has sought to harmonize the
procedures promoting this rebound.
The bankrupt debtor often finds themselves helpless in the face of their failure. Support
services for relaunching activity do exist, but unfortunately remain too little known. Avenues
aimed at promoting recourse to this type of programme will be considered.
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