Étude du lien entre la perception de la dangerosité générale des drogues et le niveau de connaissances de celles-ci
Plusquin, Circé
Promotor(s) :
Quertemont, Etienne
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Didone, Vincent
Date of defense : 31-Aug-2026/8-Sep-2026 • Permalink : http://hdl.handle.net/2268.2/26758
Details
| Title : | Étude du lien entre la perception de la dangerosité générale des drogues et le niveau de connaissances de celles-ci |
| Author : | Plusquin, Circé
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| Date of defense : | 31-Aug-2026/8-Sep-2026 |
| Advisor(s) : | Quertemont, Etienne
Didone, Vincent
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| Committee's member(s) : | Ferrara, André
Léonard, François
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| Language : | French |
| Keywords : | [fr] drogue, connaissance, dangerosité, perception |
| Discipline(s) : | Social & behavioral sciences, psychology > Theoretical & cognitive psychology |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Degree: | Master en sciences psychologiques, à finalité spécialisée |
| Faculty: | Master thesis of the Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education |
Abstract
[fr] Introduction. La perception de la dangerosité des drogues ne correspond pas nécessairement aux évaluations scientifiques de leurs dommages et peut être influencée par plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci, le niveau de connaissances apparaît particulièrement pertinent. Pourtant, le lien entre connaissances et organisation comparative de plusieurs substances au sein d’une même hiérarchie reste peu documenté.
Objectifs. L’objectif principal était d’examiner, chez des adultes résidant en Belgique, si la position relative de sept substances dans une hiérarchie de dangerosité perçue variait selon le niveau de connaissances factuelles. Des analyses complémentaires portaient sur les connaissances autoévaluées, l’expérience de consommation, l’âge, le genre et différentes dimensions de dangerosité.
Méthodologie. Une étude observationnelle transversale en ligne a été menée auprès de 249 adultes âgés de 18 à 88 ans. Les connaissances factuelles ont été évaluées à l’aide d’un questionnaire de 26 items, complété par une autoévaluation. La dangerosité de sept substances était évaluée au moyen de 21 comparaisons par paires, analysées selon des modèles de Bradley–Terry–Luce, ainsi que selon douze dimensions inspirées de Nutt et al. (2010).
Résultats. La hiérarchie globale plaçait l’héroïne en première position, suivie de la cocaïne, de l’ecstasy, du LSD, de l’alcool, du tabac et du cannabis. Les connaissances factuelles et autoévaluées étaient positivement associées (ρ = 0,498, p < .001), tout en demeurant distinctes. L’hypothèse principale était soutenue : lorsque les connaissances factuelles augmentaient, l’alcool gagnait en importance relative, tandis que le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy, le LSD et le tabac occupaient une position relativement moins élevée. La position relative de l’héroïne ne variait pas significativement. Un profil similaire était observé pour les connaissances autoévaluées, mais de manière descriptivement moins marquée.
Conclusion. Les résultats suggèrent qu’un niveau plus élevé de connaissances factuelles est associé non pas à une perception globalement plus ou moins élevée de la dangerosité, mais à une organisation différente de la hiérarchie des substances. Ils soulignent l’intérêt de distinguer connaissances factuelles et autoévaluées et d’envisager la dangerosité comme une représentation relative et multidimensionnelle. Le devis transversal ne permet toutefois pas d’établir le sens causal de ces associations.
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