La circulation public/privé des conseillers ministériels fédéraux en Belgique sous les législatures Di Rupo et De Croo, à la lumière des cas français et britanniques
Moumeni, Gabriel
Promotor(s) :
Piron, Damien
Date of defense : 17-Aug-2026 • Permalink : http://hdl.handle.net/2268.2/26915
Details
| Title : | La circulation public/privé des conseillers ministériels fédéraux en Belgique sous les législatures Di Rupo et De Croo, à la lumière des cas français et britanniques |
| Author : | Moumeni, Gabriel
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| Date of defense : | 17-Aug-2026 |
| Advisor(s) : | Piron, Damien
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| Committee's member(s) : | Fallon, Catherine
Petit Jean, Maxime |
| Language : | French |
| Number of pages : | 68 |
| Keywords : | [fr] Circulation public/privé, conseillers ministériels, particratie, néolibéralisme, le régime de coalition, les élites administratives |
| Discipline(s) : | Law, criminology & political science > Political science, public administration & international relations |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Degree: | Master en sciences politiques, orientation générale, à finalité spécialisée en administration publique |
| Faculty: | Master thesis of the Faculté de Droit, de Science Politique et de Criminologie |
Abstract
[fr] Ce mémoire analyse la circulation public/privé des conseillers ministériels fédéraux belges sous les gouvernements Di Rupo et De Croo, en mettant le cas belge en perspective avec les modèles français et britannique. Il cherche principalement à comprendre pourquoi, après leur passage en cabinet, certains conseillers retournent dans l’administration, poursuivent leur carrière dans un autre cabinet ou se dirigent vers le secteur privé. L’étude repose sur une méthodologie mixte, combinant une analyse prosopographique des trajectoires professionnelles et des entretiens semi-directifs.
Les résultats montrent que les trajectoires post-cabinet restent très majoritairement inscrites dans la sphère politico-administrative. Sous Di Rupo, 73,6 % des conseillers rejoignent l’administration, un cabinet ou la sphère politique, contre 12,5 % le secteur privé au sens large. Sous De Croo, ces proportions atteignent respectivement 72,9 % et 19,7 %. La mobilité vers le privé progresse donc, mais demeure minoritaire. Le mémoire met surtout en évidence le rôle structurant de la particratie, du régime de coalition et du principe de détachement : la reconduction d’un parti au gouvernement favorise la continuité en cabinet, tandis que sa sortie de la majorité augmente les retours vers l’administration ou la recherche d’autres débouchés.
L’idéologie et l’antériorité professionnelle complètent cette explication. Les conseillers issus des partis de gauche s’orientent davantage vers le secteur privé non marchand, tandis que le secteur privé marchand concerne l’ensemble du spectre politique et dépend davantage des opportunités professionnelles, des résultats électoraux et des préférences individuelles. Le passage en cabinet constitue également un tremplin permettant d’accumuler une expertise institutionnelle, des réseaux et une connaissance des processus décisionnels valorisables dans différents espaces professionnels. Enfin, le mémoire conclut que la circulation public/privé belge demeure fortement encadrée par les caractéristiques propres du système politico-administratif belge et que, contrairement aux cas français et britannique, la transformation néolibérale n’a pas profondément bouleversé ces trajectoires, notamment en raison du poids persistant des partis politiques.
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Annexe(s)
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