Influence de la personnalité et du dévoilement de l'identité de genre sur le bien-être des personnes transgenres
Mélen, Lisa
Promoteur(s) :
Hansenne, Michel
Date de soutenance : 31-aoû-2026/8-sep-2026 • URL permanente : http://hdl.handle.net/2268.2/27391
Détails
| Titre : | Influence de la personnalité et du dévoilement de l'identité de genre sur le bien-être des personnes transgenres |
| Auteur : | Mélen, Lisa
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| Date de soutenance : | 31-aoû-2026/8-sep-2026 |
| Promoteur(s) : | Hansenne, Michel
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| Membre(s) du jury : | Goffart, Kevin
Noël, Tania
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| Langue : | Français |
| Nombre de pages : | 70 |
| Mots-clés : | [fr] bien-être [fr] personnalité [fr] transgenre [fr] transidentité [fr] identité de genre [fr] dévoilement [fr] outness [fr] dissimulation |
| Discipline(s) : | Sciences sociales & comportementales, psychologie > Psychologie sociale, industrielle & organisationnelle Sciences sociales & comportementales, psychologie > Traitement & psychologie clinique |
| Public cible : | Chercheurs Professionnels du domaine Etudiants Grand public |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Diplôme : | Master en sciences psychologiques, à finalité spécialisée |
| Faculté : | Mémoires de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education |
Résumé
[fr] Contexte. Les personnes transgenres présentent en moyenne un niveau de bien-être significativement inférieur à celui des personnes cisgenres, en grande partie du fait de la stigmatisation, de la discrimination et des violences auxquelles elles sont exposées (Hendricks & Testa, 2012 ; McLemore, 2015). Le dévoilement de l'identité de genre (outness), envisagé selon ses deux dimensions complémentaires de divulgation (disclosure) et de dissimulation (concealment), conceptualisées par Meidlinger et Hope (2014), est traditionnellement associé au bien-être des minorités sexuelles et de genre, mais son rôle reste peu étudié une fois la personnalité prise en compte.
Objectif. Cette étude vise à examiner dans quelle mesure le dévoilement de l'identité de genre est associé au bien-être subjectif et psychologique des personnes transgenres, tout en tenant compte de l'effet des traits de personnalité (extraversion et neuroticisme).
Méthode. Un échantillon de 188 personnes s'identifiant comme transgenres ou de genre divers a complété un questionnaire en ligne diffusé via les réseaux sociaux et des associations LGBTQIA+. L'échantillon est majoritairement composé d'hommes transgenres (n = 113 ; 60,1 %), suivis des personnes non-binaires (n = 34 ; 18,1 %), des femmes transgenres (n = 18 ; 9,6 %), et de personnes s'identifiant comme « autre » (n = 10 ; 5,3 %), agenres (n = 7 ; 3,7 %) ou fluide (n = 5 ; 2,7 %). Le dévoilement a été mesuré à l'aide de la Nebraska Outness Scale (Meidlinger & Hope, 2014), adaptée à l'identité de genre, distinguant les sous-échelles de divulgation (NOS-D) et de dissimulation (NOS-C). Le bien-être subjectif a été évalué par l'Échelle de satisfaction de vie (SWLS ; Blais et al., 1989) et le bien-être psychologique par les Échelles de bien-être psychologique de Ryff (1989). La personnalité a été mesurée à l'aide du Big Five Inventory-2 (BFI-2 ; Soto & John, 2017), dans sa version française (Lignier et al., 2022), en se centrant sur l'extraversion et le neuroticisme. Des corrélations de Pearson et des régressions hiérarchiques ont été utilisées pour tester les hypothèses.
Résultats. La divulgation est positivement et significativement corrélée à la satisfaction de vie (r = .148, p = .043) et au bien-être psychologique (r = .178, p = .015), bien que ces effets soient de faible ampleur. La dissimulation n'est en revanche associée à aucun des deux indicateurs de bien-être. L'extraversion et le neuroticisme sont, quant à eux, fortement corrélés au bien-être (r allant de .465 à .623 en valeur absolue). Les régressions hiérarchiques montrent que la personnalité explique une part substantielle de la variance du bien-être (31,2 % pour la satisfaction de vie ; 50,9 % pour le bien-être psychologique), tandis que l'ajout de la divulgation et de la dissimulation n'apporte aucune variance supplémentaire significative une fois la personnalité contrôlée (ΔR2 ≤ .001 dans les deux cas). Une analyse de médiation exploratoire n'a pas mis en évidence d'effet indirect significatif de la personnalité sur le bien- être via la divulgation.
Conclusion. Ces résultats suggèrent que si le dévoilement de l'identité de genre entretient un lien positif, quoique modeste, avec le bien-être des personnes transgenres, ce lien est largement supplanté par celui de la personnalité, qui apparaît comme un déterminant nettement plus robuste. Ce constat invite à nuancer la place du dévoilement comme déterminant autonome du bien-être, l'effet initialement observé semblant en grande partie capté, en amont, par les traits de personnalité qui en constituent des déterminants.
Citer ce mémoire
L'Université de Liège ne garantit pas la qualité scientifique de ces travaux d'étudiants ni l'exactitude de l'ensemble des informations qu'ils contiennent.

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