Étude des liens entre capacités d'imagerie mentale et compression spatio-temporelle des événements en mémoire
Baliaj, Vesa
Promoteur(s) :
Devue, Christel
Date de soutenance : 31-aoû-2026/8-sep-2026 • URL permanente : http://hdl.handle.net/2268.2/27482
Détails
| Titre : | Étude des liens entre capacités d'imagerie mentale et compression spatio-temporelle des événements en mémoire |
| Auteur : | Baliaj, Vesa
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| Date de soutenance : | 31-aoû-2026/8-sep-2026 |
| Promoteur(s) : | Devue, Christel
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| Membre(s) du jury : | Jeunehomme, Olivier
Willems, Sylvie
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| Langue : | Français |
| Discipline(s) : | Sciences sociales & comportementales, psychologie > Psychologie cognitive & théorique |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Diplôme : | Master en sciences psychologiques, à finalité spécialisée |
| Faculté : | Mémoires de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education |
Résumé
[fr] La mémoire épisodique permet de reconstruire mentalement des événements passés, mais cette reconstruction ne reproduit pas nécessairement leur déroulement temporel de manière fidèle. Lors du rappel, les événements peuvent notamment être rejoués plus rapidement qu’ils n’ont été vécus, phénomène qualifié de compression temporelle. La présente étude visait à examiner si les différences interindividuelles d’imagerie mentale sont associées à cette compression, ainsi qu’à différentes caractéristiques du souvenir et du replay mental.
Cinquante adultes ont participé à l’étude. Ils visionnaient 16 vidéos naturalistes représentant des activités de la vie quotidienne, d’une durée de 9, 12, 15 ou 18 secondes. Après chaque vidéo, ils réalisaient un replay mental de l’événement, dont la durée permettait de calculer un taux de compression temporelle, puis évaluaient la clarté et le dynamisme de leur représentation et effectuaient deux rappels verbaux. Une tâche de reconnaissance visuelle ainsi que deux questionnaires d’imagerie mentale, le VVIQ et l’OSIVQ, étaient également administrés. Après exclusion d’un participant présentant un taux moyen de compression atypique, les analyses portaient sur 49 participants.
Les résultats ne mettent pas en évidence d’association significative entre la vivacité de l’imagerie visuelle ou les dimensions objet, spatiale et verbale de l’OSIVQ et le taux moyen de compression temporelle. La compression n’était pas non plus significativement associée à la quantité de production verbale ni à l’exactitude de la reconnaissance. En revanche, une compression plus importante était associée à des réponses correctes plus rapides lors de la reconnaissance ainsi qu’à une plus grande clarté et un plus grand dynamisme du replay mental. Par ailleurs, la clarté subjective du replay était positivement associée à la vivacité de l’imagerie visuelle ainsi qu’aux dimensions objet et spatiale de l’OSIVQ.
Dans l’ensemble, ces résultats ne soutiennent pas l’existence d’une relation simple entre les différences individuelles d’imagerie mentale et le degré global de compression temporelle. Ils suggèrent plutôt que l’imagerie mentale pourrait être davantage associée à la qualité phénoménologique du replay qu’à sa condensation temporelle. Ils soulignent ainsi l’intérêt de distinguer la structure temporelle du souvenir, son contenu et l’expérience subjective qui accompagne sa reconstruction.
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