Participation citoyenne dans les politiques de relogement des habitants des bidonvilles à Casablanca : analyse critique de l'évolution de l'habitat informel
Edrifi, Soundous
Promotor(s) :
Dawance, Sophie
Date of defense : 31-Aug-2026/4-Sep-2026 • Permalink : http://hdl.handle.net/2268.2/27564
Details
| Title : | Participation citoyenne dans les politiques de relogement des habitants des bidonvilles à Casablanca : analyse critique de l'évolution de l'habitat informel |
| Author : | Edrifi, Soundous
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| Date of defense : | 31-Aug-2026/4-Sep-2026 |
| Advisor(s) : | Dawance, Sophie
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| Committee's member(s) : | Nicolaï, Quentin
Delgoffe, Daniel
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| Language : | French |
| Keywords : | [fr] Participation citoyenne [fr] Relogement et Recasement [fr] Bidonvilles / Habitat informel [fr] Programme Villes sans bidonvilles (VSB) [fr] Casablanca (Carrières Centrales. Douar Bouih) [fr] Politiques urbaines [fr] Accompagnement social |
| Discipline(s) : | Engineering, computing & technology > Architecture |
| Target public : | Researchers Student General public |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Degree: | Master en architecture, à finalité spécialisée en art de bâtir et urbanisme |
| Faculty: | Master thesis of the Faculté d'Architecture |
Abstract
[fr] Ce Travail de Fin d'Études analyse la place réelle accordée à la participation citoyenne dans les politiques de résorption de l'habitat
informel à Casablanca, en se concentrant sur le programme national « Villes sans bidonvilles » (VSB) lancé en 2004. En s'appuyant
sur l'échelle de participation de Sherry Arnstein, la recherche met en évidence le fossé entre la promesse institutionnelle d'une
démarche participative et la réalité de sa mise en œuvre sur le terrain.
L'étude s'articule autour d'une analyse critique et comparative de deux bidonvilles historiques :
Les Carrières Centrales : L'éradication de ce quartier (2007-2016) par un processus de « recasement » (attribution de lots à bâtir
en périphérie) s'est déroulée dans la contrainte et les fausses promesses. Bien que les habitants aient pu auto-construire leur
logement (gardant une certaine marge d'appropriation matérielle), l'opération a détruit de manière brutale un riche tissu social,
économique et mémoriel, marginalisant les populations déplacées.
Douar Bouih : Cette opération récente (2025) a introduit le nouveau dogme du « relogement » (attribution d'appartements
standardisés). Malgré une apparence de progrès social (préavis longs, comité de dialogue, calendrier respecté), le processus s'est
révélé être une régression. Les habitants ont été trompés sur la localisation finale du projet, et le passage à l'appartement a supprimé
toute l'évolutivité et la plasticité qu'offrait la baraque ou le lot à bâtir, inadaptant le logement aux familles élargies.
En conclusion, le TFE démontre que dans ces politiques urbaines, l'« accompagnement social » est dévoyé : il sert à fabriquer le
consentement et l'acceptation d'un projet défini en haut lieu, plutôt qu'à offrir un réel pouvoir de décision aux citoyens (choix du site,
coût, typologie). Le mémoire s'achève sur une réflexion professionnelle invitant les architectes à penser l'habitat social comme un
espace évolutif, ancré dans des dynamiques urbaines, mémorielles et de sécurité, au-delà de la simple production de mètres carrés
salubres.
File(s)
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Erratum_TFE_EDRIFI_Soundous_S194018.pdf
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