La rédaction d'une dissertation :La compatibilité du régime luxembourgeois des prix de transfert avec le droit de l'Union européenne
Njoume Edouka, Brice Adolis
Promoteur(s) :
Richelle Graulich, Isabelle
Date de soutenance : 15-jui-2026/27-jui-2026 • URL permanente : http://hdl.handle.net/2268.2/25427
Détails
| Titre : | La rédaction d'une dissertation :La compatibilité du régime luxembourgeois des prix de transfert avec le droit de l'Union européenne |
| Titre traduit : | [en] The compatibility of the Luxembourg transfer pricing regime with European Union law |
| Auteur : | Njoume Edouka, Brice Adolis
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| Date de soutenance : | 15-jui-2026/27-jui-2026 |
| Promoteur(s) : | Richelle Graulich, Isabelle
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| Membre(s) du jury : | Seutin, David |
| Langue : | Français |
| Nombre de pages : | 37 |
| Mots-clés : | [fr] Prix de transfert [fr] Prix de pleine concurrence [fr] arm's length principle [fr] art.56 and 56bis LIR [fr] related enterprises [fr] loans [fr] debt [fr] OECD [fr] EU-CJEU [fr] ACD |
| Discipline(s) : | Droit, criminologie & sciences politiques > Droit fiscal |
| Public cible : | Chercheurs Professionnels du domaine Etudiants Grand public Autre |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Diplôme : | Master de spécialisation en droit fiscal |
| Faculté : | Mémoires de la Faculté de Droit, de Science Politique et de Criminologie |
Résumé
[fr] À cause de la mondialisation et l’intensification des échanges intragroupe, les prix de transfert sont devenus un enjeu central, car ils permettent de répartir les bénéfices entre différents Etats. C’est pourquoi l’OCDE, a imposé le respect du principe de pleine concurrence, selon lequel les transactions entre entités liées doivent être réalisées comme si elles intervenaient entre entreprises indépendantes. Le Luxembourg a largement intégré ce principe dans son droit interne, notamment à travers les articles 56 et 56bis LIR, ainsi que par une pratique administrative et jurisprudentielle développée.
En même temps, en tant qu’État membre de l’UE, le Luxembourg doit également respecter les exigences du droit primaire de l’Union, en particulier les libertés fondamentales. C’est principalement la CJEU qui assure ce contrôle, en appréciant si les règles nationales constituent des restrictions injustifiées.
Plus précisément, sur le plan normatif, le régime luxembourgeois est globalement compatible avec le droit de l’Union. Les mécanismes d’ajustement des prix de transfert sont admis par la CJUE, notamment dans l’arrêt SGI, dès lors qu’ils poursuivent des objectifs légitimes tels que la lutte contre l’évasion fiscale ou la préservation de la répartition du pouvoir d’imposition entre États membres. De même, les règles luxembourgeoises ne sont pas, en principe, discriminatoires puisqu’elles s’appliquent aussi bien aux situations internes qu’aux situations transfrontalières.
Toutefois, les difficultés apparaissent au niveau de la pratique. La jurisprudence luxembourgeoise révèle une tendance à renforcer la position de l’administration fiscale, notamment par : un renversement fréquent de la charge de la preuve, obligeant le contribuable à démontrer la conformité au principe de pleine concurrence ; des exigences documentaires élevées, parfois indépendantes de la taille ou des capacités du contribuable ; et une approche parfois formaliste fondée sur la comparabilité, laissant peu de place à des justifications économiques propres au groupe.
Ces pratiques peuvent entrer en tension avec les exigences de la CJUE, notamment telles qu’exprimées dans les arrêts SGI, Hornbach-Baumarkt et Lexel. Ces décisions insistent sur un point fondamental : le contribuable doit pouvoir justifier ses choix économiques sans être soumis à des contraintes excessives. En particulier, l’arrêt Hornbach reconnaît que des transactions intragroupes peuvent s’écarter du marché pour des raisons économiques légitimes liées à l’intérêt du groupe, tandis que Lexel et X BV encadrent strictement le recours aux règles anti-abus en exigeant qu’elles ciblent uniquement les montages artificiels.
Dès lors, la principale conclusion est que le droit luxembourgeois est formellement conforme au droit de l’Union, mais sa mise en œuvre peut, dans certains cas, apparaître disproportionnée. Le risque réside dans une application trop rigide du principe de pleine concurrence, susceptible de restreindre de manière excessive la liberté d’établissement.
Fichier(s)
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Annexe(s)
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