Suivi des passages à faune supérieurs en Wallonie : analyse de leur utilisation par la moyenne et grande faune à l'aide de pièges photographiques
Gilliard, Emilien
Promotor(s) :
Dufrêne, Marc
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Bourdouxhe, Axel
Date of defense : 26-Jun-2026 • Permalink : http://hdl.handle.net/2268.2/25474
Details
| Title : | Suivi des passages à faune supérieurs en Wallonie : analyse de leur utilisation par la moyenne et grande faune à l'aide de pièges photographiques |
| Author : | Gilliard, Emilien
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| Date of defense : | 26-Jun-2026 |
| Advisor(s) : | Dufrêne, Marc
Bourdouxhe, Axel
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| Committee's member(s) : | Benitez, Jean-Philippe
Whattez, Quentin |
| Language : | French |
| Number of pages : | 91 |
| Discipline(s) : | Life sciences > Environmental sciences & ecology |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Degree: | Master en biologie des organismes et écologie, à finalité spécialisée en biologie de la conservation : biodiversité et gestion |
| Faculty: | Master thesis of the Faculté des Sciences |
Abstract
[fr] La fragmentation des habitats constitue l’une des principales menaces pesant sur la biodiversité en limitant les déplacements des espèces et les échanges entre populations. Parmi les facteurs responsables de cette fragmentation, les infrastructures linéaires de transport (ILT) contribuent largement à la perte de connectivité écologique et à l’augmentation de la mortalité de la faune. En Wallonie, ces enjeux de conservation sont particulièrement marqués en raison de la forte densité du réseau routier. Les passages à faune constituent une mesure d’atténuation communément utilisée afin de restaurer cette connectivité et de favoriser les déplacements des espèces. Cette étude analyse l’utilisation de sept passages à faune supérieurs situés en Wallonie, à partir d’un suivi par pièges photographiques réalisé durant l’année 2025.
L’étude vise à caractériser l’utilisation de ces ouvrages par la moyenne et la grande faune, à identifier les facteurs influençant leur fréquentation et leur succès de traversée, ainsi qu’à évaluer l’influence du dispositif de suivi sur la détection des individus. Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives et de modèles linéaires mixtes généralisés (GLMM).
Les résultats montrent que l’ensemble des passages étudiés est utilisé par la faune sauvage, le sanglier (Sus scrofa) et le chevreuil (Capreolus capreolus) étant les espèces les plus fréquemment détectées. Les traversées représentent la majorité des évènements observés, tandis que les refus demeurent rares. Aucun effet significatif de l’activité anthropique directe (piétons, cyclistes et véhicules présents sur les passages) n’a été mis en évidence sur la fréquentation des ouvrages ou sur la probabilité de traversée. En revanche, le trafic routier de l’infrastructure sous-jacente est associé à une diminution significative de la probabilité de traversée, tandis qu’une couverture végétale plus importante est associée à une fréquentation accrue des passages. Par ailleurs, les dispositifs de suivi partiels entraînent une perte substantielle d’informations concernant les détections, les évènements indépendants et la richesse spécifique observée.
Ces résultats soulignent l’importance de maintenir une couverture végétale adaptée sur les passages à faune et de limiter les perturbations liées au trafic routier. Ils mettent également en évidence l’intérêt d’un dispositif de suivi reposant sur plusieurs positions de caméras afin de maximiser la détection des espèces et de limiter les pertes d’information.
Cite this master thesis
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