Feedback

Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education
Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education
Mémoire

Inférence des états mentaux chez l'adulte autiste verbal : analyse narrative et comparaison avec des adultes neurotypiques

Télécharger
Rey, Lucile ULiège
Promoteur(s) : Comblain, Annick ULiège
Date de soutenance : 31-aoû-2026/8-sep-2026 • URL permanente : http://hdl.handle.net/2268.2/27263
Détails
Titre : Inférence des états mentaux chez l'adulte autiste verbal : analyse narrative et comparaison avec des adultes neurotypiques
Auteur : Rey, Lucile ULiège
Date de soutenance  : 31-aoû-2026/8-sep-2026
Promoteur(s) : Comblain, Annick ULiège
Membre(s) du jury : Henrotin, Antoine ULiège
Morsomme, Dominique ULiège
Langue : Français
Nombre de pages : 76
Mots-clés : [fr] Trouble du spectre de l'autisme
[fr] adulte
[fr] théorie de l'esprit
[fr] theory of mind
[fr] discourse
[fr] argumentative organization
[fr] mentalizing
Discipline(s) : Sciences sociales & comportementales, psychologie > Education & enseignement
Public cible : Chercheurs
Professionnels du domaine
Etudiants
Autre
Institution(s) : Université de Liège, Liège, Belgique
Diplôme : Master en logopédie, à finalité spécialisée
Faculté : Mémoires de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education

Résumé

[fr] Chez l'adulte autiste verbal sans déficience intellectuelle, les tâches classiques de théorie de l'esprit atteignent fréquemment un effet plafond, ce qui déplace la question de la réussite de l'inférence vers la manière dont celle-ci est verbalisée. La présente étude examine si les adultes présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) se distinguent des adultes neurotypiques quant à la qualité linguistique, discursive et argumentative des justifications qu'ils produisent à partir de récits nécessitant d'inférer un état mental.
Dix adultes TSA verbaux sans déficience intellectuelle et dix adultes neurotypiques appariés en âge chronologique (M = 28.10 ans ; ET = 4.41) ont été soumis à douze scénarii construits pour cette étude, sollicitant quatre états mentaux : le mensonge pieux, l'ironie, le malentendu et la persuasion. Après chaque récit, une question contrôle vérifiait la compréhension littérale, puis une question ouverte (« Pourquoi… ? ») déclenchait une justification verbale. Les 240 justifications recueillies ont été transcrites et cotées selon cinq dimensions : la quantité verbale produite (nombre de mots et de propositions), l'organisation argumentative, le niveau de mentalisation, le type dominant de justification et la richesse interprétative. Les comparaisons ont été menées au moyen du test U de Mann-Whitney et du test exact de Fisher, à deux niveaux : sur la moyenne des douze items, puis pour chaque état mental séparément.
Aucune des cinq dimensions ne différencie significativement les deux groupes, ni globalement, ni pour aucun des quatre états mentaux. Les cinq hypothèses ne sont donc pas confirmées. Sur le plan descriptif, les scores de mentalisation et de richesse interprétative des participants TSA sont toutefois inférieurs pour chacun des quatre états mentaux, et les scénarii de malentendu suscitent dans les deux groupes les productions les plus longues, les plus élaborées et les plus mentalistes.
Ces résultats sont discutés au regard du format de la tâche : une question explicite oriente d'emblée le participant vers le registre mentaliste et lui fournit le cadre causal de sa réponse, ce qui rejoint la sensibilité des écarts intergroupes aux conditions de leur mesure. Compte tenu de la taille de l'échantillon, ces résultats indiquent qu'aucune différence n'a été mise en évidence, non que les deux groupes produisent des justifications de qualité identique.


Fichier(s)

Document(s)

File
Access Mémoire_LucileRey_S206368.pdf
Description:
Taille: 3.15 MB
Format: Adobe PDF

Auteur

  • Rey, Lucile ULiège Université de Liège > Master logo., fin. spéc.

Promoteur(s)

Membre(s) du jury









Tous les documents disponibles sur MatheO sont protégés par le droit d'auteur et soumis aux règles habituelles de bon usage.
L'Université de Liège ne garantit pas la qualité scientifique de ces travaux d'étudiants ni l'exactitude de l'ensemble des informations qu'ils contiennent.