L'influence de l'anxiété sur le manque du mot chez les adultes âgés de 55 à 65 ans
Mariano, Léna
Promoteur(s) :
Poncelet, Martine
Date de soutenance : 31-aoû-2026/8-sep-2026 • URL permanente : http://hdl.handle.net/2268.2/27355
Détails
| Titre : | L'influence de l'anxiété sur le manque du mot chez les adultes âgés de 55 à 65 ans |
| Auteur : | Mariano, Léna
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| Date de soutenance : | 31-aoû-2026/8-sep-2026 |
| Promoteur(s) : | Poncelet, Martine
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| Membre(s) du jury : | Brédart, Serge
Morsomme, Dominique
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| Langue : | Français |
| Discipline(s) : | Sciences sociales & comportementales, psychologie > Psychologie cognitive & théorique |
| Institution(s) : | Université de Liège, Liège, Belgique |
| Diplôme : | Master en logopédie, à finalité spécialisée |
| Faculté : | Mémoires de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education |
Résumé
[fr] Le phénomène du manque du mot (MM) correspond à une difficulté temporaire d'accès au lexique, particulièrement fréquente au cours du vieillissement normal (Burke & Shafto, 2004). Plusieurs mécanismes cognitifs ont été proposés pour expliquer ce phénomène, notamment le ralentissement de la vitesse de traitement (Salthouse, 1996), le déficit d'inhibition (Hasher & Zacks, 1988) ou encore le déficit de transmission (Burke et al., 1991), sans qu'un consensus ne se dégage. Par ailleurs, l'influence de facteurs émotionnels, et notamment de l'anxiété, sur le phénomène du MM reste encore peu documentée. Les travaux de Shafto et al. (2019) suggèrent que la relation entre l’anxiété et la fréquence des épisodes de mot sur le bout de la langue varie selon l’âge. Chez les adultes d’âge moyen, un niveau d’anxiété plus élevé était notamment associé à un taux plus faible de ces épisodes. Cette étude visait donc à examiner si cette association était également observée chez des adultes de 55 à 65 ans lors de la dénomination de noms communs. Elle visait également à explorer les liens entre les performances de dénomination, la vitesse de traitement et les capacités d’inhibition phonologique et sémantique.
Quatre-vingts participants âgés de 55 à 65 ans ont réalisé une tâche de dénomination d’images, un questionnaire d’anxiété de trait, une tâche de vitesse de traitement et deux tâches d’inhibition phonologique et sémantique. Les performances de dénomination ont été évaluées à partir du score de réponses correctes et du temps médian de dénomination. L’anxiété a été considérée comme variable catégorielle et continue.
Les résultats ne mettent pas en évidence de relation significative entre le niveau d'anxiété et les performances de dénomination, que l'anxiété soit considérée comme une variable catégorielle ou continue. En revanche, plusieurs associations significatives sont observées entre les performances de dénomination et les variables cognitives. Un ralentissement de la vitesse de traitement est associé à un accès lexical plus lent, tandis que des performances plus faibles aux tâches d’inhibition sont associées à la fois à des temps de dénomination plus longs et à des scores de dénomination plus faibles.
Ces résultats ne permettent pas de confirmer l'hypothèse d'une association entre l'anxiété et les performances de dénomination chez les adultes âgés de 55 à 65 ans. En revanche, ils mettent en évidence des associations entre les performances de dénomination, la vitesse de traitement et les capacités d’inhibition au sein de cet échantillon.
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