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Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education
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MASTER THESIS
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Etude de la généralisation et de la catégorisation sémantique auprès d'enfants dysphasiques

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Levaux, Emilie ULiège
Promotor(s) : Maillart, Christelle ULiège
Date of defense : 20-Jun-2018/26-Jun-2018 • Permalink : http://hdl.handle.net/2268.2/4660
Details
Title : Etude de la généralisation et de la catégorisation sémantique auprès d'enfants dysphasiques
Author : Levaux, Emilie ULiège
Date of defense  : 20-Jun-2018/26-Jun-2018
Advisor(s) : Maillart, Christelle ULiège
Committee's member(s) : Comblain, Annick ULiège
Thibaut, Jean-Pierre 
Language : French
Number of pages : 116
Keywords : [fr] catégorisation sémantique
[fr] langage oral
[fr] généralisation
[fr] raisonnement analogique
[fr] dysphasie
Discipline(s) : Social & behavioral sciences, psychology > Treatment & clinical psychology
Target public : Professionals of domain
Student
Institution(s) : Université de Liège, Liège, Belgique
Degree: Master en logopédie, à finalité spécialisée en communication et handicap
Faculty: Master thesis of the Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Education

Abstract

[fr] La dysphasie correspond à un trouble spécifique du développement du langage. Bien que de
nombreuses hypothèses aient vu le jour afin d'expliquer les difficultés propres à ce trouble, plusieurs
questions restent encore sans réponse. Bien que les difficultés morphosyntaxiques des enfants
dysphasiques commencent à être mieux comprises, nous possédons encore peu d'informations
relatives au versant lexico-sémantique, également sujet à des failles. En effet, des études démontrent
que les enfants dysphasiques ont des représentations sémantiques peu précises et organisées
différemment. Si l'on se réfère aux données relatives au développement normal, les enfants tout
venant développent les catégories en se basant, dans un premier temps, sur des "biais" – ou des
préférences. En effet, ils semblent d'abord accorder de l'importance à la forme, puis prêtent attention
à la substance des objets, si ceux-ci sont non-solides, ou à la substance et à la forme si les items
possèdent des yeux. Avec l'âge, ils parviennent à développer des catégories relationnelles. Pour cela,
ils réalisent des analogies, c'est-à-dire qu'ils ne tiennent plus compte des ressemblances perceptives,
mais plutôt des relations existant entre deux situations/items. Ce processus et ces biais permettent
alors aux enfants de généraliser leurs connaissances et d'apprendre un grand nombre de mots en peu
de temps. Dès lors, nous nous demandons si les enfants dysphasiques passent par les mêmes étapes.
En d'autres mots, nous aimerions déterminer si ces enfants présentent également des "biais"
catégoriels et s'ils sont capables de développer des catégories relationnelles, de la même façon que
les enfants tout-venant. Pour cela, nous avons proposé de nouvelles catégories, et nous avons
accompagné chaque item d'un label présenté dans un contexte syntaxique incitant aux comparaisons.
Tout d'abord, nous voulions évaluer les compétences initiales des différents groupes d'enfants (DYS,
AC, AL). Nous avons donc proposé quatre tâches évaluant le biais pour la forme, pour les yeux, pour la
substance, ainsi que la connaissance de catégories relationnelles. Ensuite, nous avons proposé une
tâche impliquant des relations spatiales pour évaluer les capacités d'apprentissage de chacun. Au
terme de notre étude, nous constatons que les enfants dysphasiques ont des compétences
comparables à celles d'enfants tout-venant appariés en âge linguistique. Cependant, les résultats sont
peu similaires lors de la comparaison aux enfants appariés en âge chronologique. En effet, les
dysphasiques ont besoin d'un plus grand nombre d'exemplaires. De plus, ils n'ont pas développé le
"biais pour la substance" et l'apprentissage d'une nouvelle catégorie relationnelle est difficile. Nous
pouvons alors supposer que ces enfants éprouvent des difficultés de flexibilité et/ou d'inhibition les
empêchant de prêter attention aux caractéristiques pertinentes, et donc d'inhiber les distracteurs
perceptifs auxquels ils apportent encore trop d'attention. Des études futures devront être effectuées
pour appuyer ces résultats et confirmer ou non le rôle joué par les compétences inhibitrices. Les
capacités visuo-spatiales pourraient également constituer une voie de recherche.


File(s)

Document(s)

File
Access Mémoire E Levaux s150707.pdf
Description:
Size: 2.17 MB
Format: Adobe PDF

Author

  • Levaux, Emilie ULiège Université de Liège > Master logo., à fin.

Promotor(s)

Committee's member(s)

  • Comblain, Annick ULiège Université de Liège - ULiège > Département de Logopédie > Langage et déficience mentale
    ORBi View his publications on ORBi
  • Thibaut, Jean-Pierre CNRS - Université Bourgogne Franche-Comté - UMR 5022 Pôle AAFE
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